Booder c’est d’abord une gueule, à ne pas confondre avec celle de Maurice Lamy, le mannequin-bouteille grimaçant de la pub Orangina rouge. Une gueule, oui, au premier abord. Mais une fois dans la salle, on est scotché à son siège par une tchatche incroyable, l’originalité des images et des jeux de mots. Booder nous raconte sa vie, l’école, son immeuble, la fac, les meufs, la galère pour trouver du travail. Qu’il se charrie ou qu’il taille son public, en impro ou dans le texte, les vannes sonnent justes, tombent à point nommé. Bref, du stand up de haut vol. En bonus, la vedette américaine de Bun Hay, un Asiatique bordelais à la coupe aussi aérienne que sa verve… et un final immanquable où les deux lascars s’invectivent en impro.